Ainsi, de par ses propriétés que nous venons d'étudier, la morphine provoque une dépendance physique et est susceptible de provoquer une dépendance psychologique dans certains contextes précis hors du contexte médical. Sa prescription engage la responsabilité des médecins puisque c'est un produit qui peut engendrer une toxicomanie ou faire l'objet d'un trafic illicite. Sous contrôle médical, la prescription des injections à heure fixe sont très contrôlées. Elles permettent la prise avant la réapparition de la douleur afin d'éviter toute association entre "traitement" et "soulagement immédiat", ainsi qu'un arrêt progressif permettant d'éviter un syndrome de sevrage.
En somme, afin d'éviter l'apparition d'une dépendance psychologique le médecin ne devrait jamais prescrire la morphine "au besoin" mais à intervalles réguliers.
Toutefois, la prescription de morphine n'entraîne de toxicomanie que dans 4 cas pour 10 000.

Elle peut exceptionnellement servir de traitement de substitution après l'échec du Subutex et de la Méthadone dans le traitement de l'héroïnomanie, même si cet usage ne correspond pas, en France, à son autorisation de mise sur le marché (AMM). Dans certains cas les dosages prescrits alors peuvent dépasser les 500 mg par jour et aller jusqu'à 1 000 mg par jour, provoquant une dépendance terrible jamais alors encore rencontrée, et un sevrage difficile car extrêmement douloureux et long. À la fin des années 2000, un nouveau phénomène d'addiction à la morphine est apparu, l'utilisation détournée de « Skenan » (sulfate de morphine, granulés en pilules LP) par injection fait de plus en plus d'adeptes, et vient quelques fois par remplacer l'utilisation d’héroïne par les toxicomanes. Ce nouveau phénomène-problème n'est pas encore connu-reconnu par les instances médicales françaises.